Les 27 pays de l’UE veulent construire une Europe attrayante

L’Union européenne voudrait en finir avec la question des modalités de départ de la Grande Bretagne après le Brexit. L’institution serait prête à entamer les négociations sur la sortie du Royaume-Uni qui a décidé de quitté la famille européenne après avoir organisé un référendum. Mais le gouvernement britannique voudrait ajourner les pourparlers qui valideront sa sortie à janvier 2017.

Mais pour Donald Tusk, président du conseil européen, cette négociation peut être entamée immédiatement. Présent au sommet de Bratislava, ce dernier a déclaré « Nous sommes préparés ». C’est le premier sommet de l’UE sans le Royaume Uni «  Nous sommes d’ailleurs à mesure de lancer une procédure à partir de demain » si l’on tient compte du discours dévoilé à la fin du sommet européen.

« Lors du sommet nous avons pris la décision dans les mois à venir de présenter une meilleur vision pour l’UE, que les européens pourront défendre », pouvait-t-on lire dans le document, appelé « déclaration de Bratislava ». Une seconde feuille accompagnait le discours sur laquelle était apposée la signature des 27 pays membres qui ont pris part au sommet en Slovaquie. Et le chef de l’État français d’indiquer que les premiers résultats des réflexions seront publiés au mois de Mars.

Mettre fin à l’immigration inégale

Parmi les points discutés lors du sommet, il y avait l’immigration. « On va consolider les frontières » a lancé François Hollande avec Angela Merkel qui a ajouté « des objectifs seront fixés pour freiner l’immigration anormale et lutter contre les causes migrations ». Les deux chefs d’état ont indiqué lors d’une conférence de presse qu’ils étaient très engagés dans cette lutte.

En fait, la France et l’Allemagne vont œuvrer ensemble pour que l’Europe puisse remporter son paris » a indiqué Angela Merkel.

Mais cette union des 27 affiche tout de même des fissures, car le président du Conseil italien, Matteo Renzi a indiqué qu’il n’était pas d’accord avec les conclusions du sommet et a n’a pas souhaiter prendre part à la conférence de presse organisée à la fois par François Hollande et Angela Merkel. « Ces conclusions sur la croissance et l’immigration ne me satisfont pas », a lancé Renzi face aux journalistes après cette rencontre. « Je ne veux pas prendre par à une conférence de presse en compagnie du président français et la chancelière allemande alors que je ne suis pas d’accord avec leur avis » poursuit-il.

Approuver l’accord de Paris

Quant à François Hollande, il a annoncé que l’ensemble des pays européens pourraient approuver l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique, le plus rapidement possible ».