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813 était là !


ImageBesançon noir 2010
Le 13ème festival des Littératures Policières Noires et Sociales organisé par l'association Pas Sérial s'Abstenir, drivé par Thierry Loew.
par Marie Vindy

Pour ma part, c'était ma troisième année dans la capitale Bisontine pour un week-end haut en couleur, boissons, débat, concert, rencontres et discussions... bref, un week-end où il fait bon retrouver ses vieux potes et rencontrer de nouveaux complices.
Et je constate, avec fierté, que non seulement l'énergie est toujours au rendez-vous, mais surtout, que la marque de ce festival n'a pas faibli. Littératures noires, littératures sociales, Loew ne s'éloigne pas de son sujet.


Des rencontres avec des auteurs, certes, mais un véritable engagement envers cette littérature et ses auteurs, un choix des invités qui défie tout effet de mode. Pour les organisateurs, la littérature noire reste une histoire de passion, d'engagement et de coup de cœur !
Le samedi à 15 h 30 le débat "Les prisons" Les mots pour le pire rassemblait Nan Aurousseau, Eric Halphen, Dominique Manotti et Nadia Beranger (qui a rassemblé les lettres et les témoignages d'un "prisonnier social": Thierry Chatbi, 25 ans passé derrière les barreaux et activiste des mouvements qui ont ébranlés les prisons des années 70 à 2000). Malheureusement, je n'ai pas assisté au débat, mais de l'avis de tous, il était riche... et fort en émotions... Certains ont même cru que les participants allaient en venir aux mains - ce qui , de la bouche de Loew, vaut mieux qu'un débat consensuel - alors que quelques heures plus tard, les protagonistes se retrouvaient autour d'une table, autour d'un apéro, pour terminer la soirée dans une très bonne humeur.
Des discussions donc, loin des blablas et des mondanités, des échanges vrais et porteurs de sens.
Le salon de Besançon est un "petit" salon; très peu de moyens suffisent pourtant à rassembler des auteurs, qui reviennent d'années en années parce qu'ils sont bien accueillis, d'une part, mais aussi parce que les organisateurs y croient... Alors certes, le public reste modeste, surtout lorsqu'il fait un temps radieux comme ce week-end, mais personne ne s'en plaint (ou presque).
Thierry Loew m'avait expliqué la première année, qu'il préférait aux prix et concours le maintenant célèbre tournois de pétanque du dimanche matin. Auteurs, organisateur et public peuvent donc s'affronter. Un moyen, encore, de rapprocher les gens et de montrer que les auteurs de "Noire" sont des animaux comme les autres, qu'on peut partager ensemble un moment convivial sans arrière pensée.
Je me fais donc le porte-parole de mes collègues auteurs pour remercier Thierry pour sa passion du genre, des auteurs, et des lecteurs. Finalement, je crois que c'est l'essentiel. Hervé Delouche, qui représentait 813 ce week-end pourra sans doute appuyer mon ressenti.
Alors, évidemment, pour le reste... rien n'a changé sous le soleil... J'ai discuté à tort et à travers et j'ai acheté bien plus de livres que je n'en ai vendu !
J'ai versé une larme... eh oui... parce que, tout de même, pour la première fois, alors que je lis ses livres depuis Sombre Sentier en 1995, c'est à dire bien avant que je n'aie moi-même songé à écrire - je partageais un salon avec Dominique Manotti. Franchement, si on m'avait prédit ça il y a 10 ans alors que j'affûtais mon crayon pour écrire la première phrase d'un roman, je crois bien que je l'aurais pas cru !
Et avant de terminer, je remercie publiquement (après Thierry et tous les bénévole de Pas Sérial) Corinne Noir'Rôde de m'avoir soutenue et accompagnée dans la quête de mes clés de voiture malencontreusement égarées dans un bar sombre samedi soir après avoir dansé comme pour mes 15 ans au son d'un fabuleux groupe de Blues rock comme on en rencontre qu'à Besac!! Que personne ne se marre, SVP rien de drôle...
Et également Joe Pinelli qui m'a offert un formidable dessin de partouze élaboré sur la nappe en papier durant le dîner - j'ai été obligé de le planquer dans ma bibliothèque, j'attends que mes enfants aient atteint la majorité sexuelle pour le mettre au mur... Bonjour chez vous



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Pierre Seguelas
Polar’Encontre, tout contre…
13 et 14 mars 2010
par Jeanne Desaubry

Le conseil d'administration était représenté par Boris Lamot - Voir l'album photo

Avec le concours de Livre Ouvert, l'association animée par la sémillante Jacqueline Lapeyre, le soutien de la mairie, les organisateurs de Polar’Encontre ont offert un beau week-end, marqué par l’arrivée tant attendue du printemps. Pas de hasard !

Bon'Encontre c'est un festival auquel il fait bon aller. Pour les curieux, il y a cependant plus que la convivialité autour de la passion commune pour le polar et des expos intéressantes. Les Imageorganisateurs avaient concocté un programme étalé sur plusieurs semaines, alliant expositions, musique, slam, théâtre, ateliers d’écritures, soirée quizz, cinéma… Tout ça parfaitement réussi, plein d’énergie, et les participants rencontrés s’en réjouissaient aussi bien parmi les intervenants que dans le public.
L’originalité de Polar’Encontre réside sans doute dans deux actions plus inhabituelles. La première consiste en une balade urbaine, de lieu de justice en sièges de faits divers, intitulée « Du prétoire au Pilori ». Elle a, selon les organisateurs, rencontré un vif succès dans cette ville au passé riche.
ImageIl faut aussi souligner une initiative intéressante et originale sur l'éducation à la citoyenneté menée conjointement par une représentante du ministère de la justice et un gendarme retraité.
Les deux jours précédents avaient été l’occasion de cette action remarquable, qui m’a été racontée par son maître d’œuvre, Raphaëlle Cade, adjointe au Chef de Cabinet à la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
A priori, la sensibilisation à la citoyenneté n’est pas ce qui se fait de plus sexy… Cela renvoie assez irrésistiblement au souvenir des manuels d’éducation civique de nos écoles…
 «  Il s’agit d’un dialogue avec les ados et pré ados, dans lequel on privilégie le côté ludique… »
Des classes de CM2 des écoles primaires, des classes de collégiens et de lycéens ont été amenées pendant deux jours par leurs enseignants à la médiathèque pour y écouter la jeune femme, récemment encore directrice de centre fermé d’éducation et M Ibagnères, ancien gendarme, par ailleurs impliqué dans des mouvements associatifs de prévention des violences conjugales.
Le constat est assez édifiant « Les jeunes sont gavés de séries télé américaines. Ils connaissent mieux la réalité juridique des USA que la nôtre. La plupart d’entre eux tombent des nues quand on leur dit que la peine de mort n’existe plus en France… »
Diplômée en psychopathologie criminelle, Raphaëlle Cade intervient auprès des jeunes, convaincue que la connaissance des réalités judiciaires est à même de les faire réfléchir sainement aux conséquences de comportements à risque.  Malgré ses nouvelles fonctions parisiennes, elle continue à s’impliquer à Bon Encontre, siège de l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire, par amitié et fidélité envers la municipalité dont l’ouverture d’esprit lui plait, et à cause des liens tissés avec l’équipe de bénévoles et l’association « A livres ouverts » qui font vivre le festival.

ImageLes prix maintenant :
1) Le prix Polar’Encontre 2010 de la BD, a été attribué à Max Cabanes pour son adaptation de « La Princesse du Sang », de Manchette, chez Dupuis,
2) Le Prix du roman a été attribué à Anne Secret pour « Les Villas Rouges », ed du Seuil.
3° Et la palme de la convivialité à l’équipe qui a abreuvé et nourri, transporté, chouchouté BDistes et romanciers, leur offrant ce que le Sud-Ouest a de meilleur, gastronomie et chaleur humaine.

Parmi les organisateurs, il faut citer les deux Pierre, les PiR2 , à la présence permanente auprès des auteurs invités et à l’accueil du public. Pierre (dit l’Ancien) Schuller, et Pierre Seguelas. Le premier tout en érudition malicieuse, le second au verbe chantant, gascon chaleureux.
Un salon, c’est aussi l’occasion de discussion sans fins. Il y avait de quoi faire. Certaines se terminant en gros rire, la blague se cultive bien à Bon Encontre.
Des sérieuses aussi. La polémique autour de la parution de « Il faut toutes les butter» était encore fraîche. Parmi les romanciers invités, pas mal de ziens, et toute une palette de réactions. Aucune favorable à la parution du bouquin, tous, avec leur sensibilité personnelle, s’accordant sur le caractère inutile et pernicieux de l’affaire. Courtoisie et amitié ont dominé, avec retrouvailles autour d'un verre, et basta la peste brune.Un accord complet, fort, unanime sur : il faut que vive « le Poulpe », et un soutien complet au boulot remarquable que fait Stéfanie Delestré, la directrice de collection.
Enfin, s’est marqué un soutien sans faille, unanime, à Lalie Walker, inoxydable, qui prend avec une philosophie remarquable l'armoire qui lui tombe sur la  tête : ce procès qui parait encore plus fou quand elle explique ce qui lui est reproché ! Un non sens total qui, on l'espère, tombera vite à l'eau pour peu que la Justice soit clairvoyante. Le tout petit doute qui persiste fout une sacrée trouille... Si elle est condamnée, aucun de nous ne peut plus écrire ! Ubu chez les marchands de tissu ! 

       


ImageFemmes sacrifiées du Guatemala

Une conférence de Patrick Bard donnée le samedi 13 février 2010 à Créteil
par notre envoyée spéciale Jeanne Desaubry

Pour expliquer son cheminement jusqu’à Guatemala City, Patrick Bard commence par la lecture de quelques pages de « La Frontière » son roman si fort sur les meurtres de femmes à Ciudad Juarez. Le Mexique, pays voisin, pays frère, où les femmes rencontrent le même terrifiant destin. Mourir parce qu’on est femme est, dans ces deux pays, si tristement fréquent que les gouvernants ont créé le terme de « femmecide », en ont fait une circonstance aggravante de l’assassinat.
Dans ce petit pays de douze millions d’habitants, plus de mille femmes par an meurent, le plus souvent après avoir été violées, torturées de toutes les façons possibles.
Les coupables ne sont jamais châtiés : le taux de résolution des affaires criminelles est de… 2 %. On tue, on viole donc en toute impunité.
« On » … Les témoignages que présente Patrick Bard sont clairs, sans ambiguïté. Au cours du génocide des Maya débuté en 1954, où des brigades soutenues par la CIA ont détruit des communautés entières, les femmes ont été systématiquement violées. 50 000 viols environ. Tenus secrets par les femmes lorsque ça a été possible car l’aveu du viol entraîne de facto l’exclusion de la famille, du village. Ces viols systématiques, comme en Bosnie plus récemment, avaient pour objectifs de « détruire la virilité » des combattants adverses. Quand on gratte sur les raisons de la guérilla, on tombe vite sur de sordides histoires d’intérêt de grandes compagnies fruitières.
ImageÀ la fin du conflit, les violeurs, les tortionnaires, souvent très jeunes, sont retournés à la vie civile. Aujourd’hui, ils sont policiers, militaires, membres des services privés de sécurité.
Et les femmes meurent.
Sans le regard de la communauté internationale, la justice guatémaltèque ne disposera pas du pouvoir d’enquêter et de punir. Seule des pressions politiques fortes entraîneront un début de commencement de solution.
ImageC’est toute la signification des reportages de Patrick Bard, réalisés avec le concours sur place de son épouse, Marie-Berthe Ferrer : témoigner pour faire émerger des vérités insupportables. Mises au jour, elles reculeront peut-être ?
Par ailleurs écrivain de talent, Patrick Bard offre, dans ses romans, des sentiments forts, de l’épaisseur humaine, au-delà de ce qu’un journaliste est autorisé à écrire, dans la froideur clinique des faits.
On retrouve Patrick Bard, reporter, sur : http://www.patrickbard.com/ .
Les web reportages, et croyez-moi, ils ébranlent, sont visibles sur http://www.geo.fr/ (avec quelques réserves techniques : il y faut de la patience, les fichiers sont lourds et nécessitent une bonne connexion)
http://www.dailymotion.com/video/x995x6_les-femmes-sacrifiées-du-guatemala_news pour un bref extrait.
A sortir prochainement : un roman sur le trafic d’enfants… À ne pas rater


ImageDans mon infinie bonté, je te pardonne, Hervé Delouche…


Tu m’as fait manquer un match superbe, qui plus est gagné par les Français. Tous ces beaux jeunes gens musclés, fleurant bon l’embrocation, la sueur et la boue, courant en short bleu sur une pelouse d’un vert surnaturel… Une misère de les négliger.

Quoi ? Ça va pas non ? je parle de vendredi soir, vendredi 13 novembre,  et de « France - Afrique du Sud ». Rien à voir avec le verdâtre bilieux de l’Irlande footeuse le lendemain.
Or donc, quoi de mieux qu’un vendredi 13 pour aller parcourir nuitamment les allées de Sainte-Anne, cet hôpital où, dès l’entrée, on s’attend à entendre des cris d’aliénés ?
Ce soir-là, dans le cadre de la semaine Paris-Polar, Hervé Delouche, ci-devant président 813, animait donc un débat où intervenaient des filles de… télé : Guilmineau et Spreuzkouski respectivement coupables des scénarii de « Boulevard du palais » et « RIS, Police scientifique, et autres... »
Conclusion avant terme : je ne regarde JAMAIS la télévision et, au moins, j’ai eu hier confirmation que j’ai tout intérêt à ne pas faire violence à cette tendance hygiénique. Les attentifs remarqueront la contradiction avec le match cité plus haut, mais il faut quelques contradictions pour faire un tout goûteux, non ?
Il faut avoir entendu Marie Guilmineau expliquer (je résume) que pour faire six millions d’audimat sur TF1 il ne faut pas de gros mot, pas de violence (gratuite) pas de critique sociale, pas d’histoire… aaaarrgghhhh ! Je Le Sa Vais. Sans qu’on m’ait jamais rien dit, je le savais. Mais peut-être Hervé l’avait-il fait boire pour qu’elle fasse cet aveu de désamour de son employeur ? Oui ? Non ? Peut-être, quand même, car aussitôt sa voisine (Spreuzkouski) renchérissait ! Pour faire deux millions sur France 2… c’est pareil… Nom de Dieu : jetez vos téloches, y a le feu ! C’est dit, Hervé Delouche les a hypnotisées, soûlées, conditionnées : elles disent enfin la vérité !
Et donc, pourquoi ne regretté-je point les cuisses musculeuses et bandées (faut l’oser, ça …) des joueurs du XV de France ?

Cela tient en quelques mots : un nom d’abord. Michel Sapanet. Une fonction : Médecin légiste à l’hôpital de Poitiers. Un livre : « Chroniques d’un médecin légiste. »
Je ne résiste pas à l’envie de vous en livrer quelques mots, lus en introduction par Hervé et que les amateurs retrouveront page 13 (mai si, mais si…) du dit bouquin (éditions Jean-Claude Gawsewitch – 19€90 – 284 pages)

…  « Les sorciers vaudous lisent l’avenir dans les tripes de poulet. Moi, je lis le passé, enfin, j’essaie, dans les entrailles de mes contemporains ».
Humour ravageur, conteur à faire pâlir d’envie un one man shower, Michel Sapanet méritait à lui seul le déplacement. Drôle et humain, plein de compassion et de cynisme, sur la défensive et le cœur sur la main… Cet homme ne vous connaît pas vivant. Mais pour peu que vous alliez mourir de façon bizarroïde du côté de Poitiers, il vous connaîtra vite plus intimement que le plus passionné des amants, votre même votre môman…

Conclusion vraie: la semaine concoctée par Hervé était riche de bien d’autres choses.
Comme souvent, et je vais pas vous bassiner avec les excuses irréfutables déposées en offrande aux pieds de la charmante femme d’un Hervé trop occupé avec les z’officiels, j’ai regretté donc, de ne pas être allée à tout. L’hommage à Jonquet, la soirée cinoche, l’expo photo, la soirée Hammet, la signature de Thilliez…
Un regret : peu de 813, pour ne pas dire : pas. Mais, bon, ils y étaient peut être, sûrement même , la veille ? ou le lendemain.  Mais la salle était néanmoins pleine, et de gens sympas, de qualité : la charmante Caroline Masson (Terminus polar) ou Marie-Pierre de Porta (prêtresse des « Comptoirs du noir »). Sans doute d’autres aussi que ma myopie m’aura cachés.


Merci Hervé. La prochaine fois tu peux laisser tomber les filles de télé. Je me suis prise à imaginer, va savoir pourquoi, un dialogue entre notre bien aimée moustiquaire : Fabienne Soldini, spécialiste de l’image de la mort dans notre société, et Sapanet… ça aurait sévèrement décoiffé …
 

Jeanne Desaubry
14 novembre 2090   



ImagePolar'Encontre 2009

: très bon cru par Pierre Seguelas et Bernard Daguerre


Pierre Seguelas :
Scolaires attentifs et heureux de rencontrer les chevronnés Christian Grenier ou Michel Leydier et les novices Damien Vanders (illustarteur BD de talent) ou Christian Favrelle (coloriste très recherché) qui fêtaient pour l'occasion leur baptême du feu en intervention scolaire.
Public nombreux et conquis.
Auteurs et illustrateurs très satisfaits de la qualité et de la chaleur de l'accueil.
Libraires rassurés par ce festival anti crise
Organisateurs déjà portés par la préparation du Polar'Encontre 2010.
Bref... ce fut de l'avis général... une belle réussite. Nous avons, pour cette quatrième édition, marqué un essai; il nous faudra le transformer en 2010!
- Le "Prix Calibre 47" 2009 est allé à Benoît Séverac pour son premier roman "Les Chevelues" chez le petit éditeur toulousain "tme" dans une nouvelle collection "noire d'Histoire".
Outre un prix en espèces sonnantes et trébuchantes et un carton de 10 kg de pruneaux, Benoît a été publiquement condamné à placer "Pruneaux d'Agen" à la page 47 de son prochain roman. Pour l'anecdote, Benoît avait fait un pari s'il était primé : aller en solex, pique-niquer sur le plateau du Larzac depuis son domicile du Lauraguais (Opinel, saucisson, calendos et jaja dans la musette)...nous attendons les images.
- Le "Prix BD Polar'Encontre" 2009 a été remis à Laurent Astier (pas celui de Kaamelott) pour "Cellule Poison" chez Dargaud (une série, en trois volumes, d'excellente facture)
Nous remercions tous les auteurs présents pour leur gentillesse, leur disponibilité et...pour le plaisir qu'ils nous donnent à la lecture de leurs textes.
Bonjour chez vous ! 

Bernard Daguerre :
A mon tour de proposer ma modeste contribution sur le festival du polar et de la bd de Bon Encontre, 4ème édition. Ça s’est passé non loin d’Agen, au pied d’une colline que domine une statue de la vierge Marie de 3 m de haut, voilà pour l’anecdote géographique*. Une dizaine d’auteurs de polars était de la rencontre: outre Didier Daeninckx, on trouvait là Sylvie Granotier et Patricia Parry, Marc Villard et Louis Sanders, Marin Ledun et Michel Leydier, Gianni Pirozzi et Benoît Severac et enfin Hervé le Corre. Sans oublier Claude Mesplède qui nous gratifia le samedi après- midi d’une érudite et agréable présentation des “femmes pionnières du polar.” J’ai ainsi appris que que le premier suspense psychologique du genre, L’Escalier en spirale est l’œuvre d’une Américaine Mary Robert Rinehart et date de 1902 et que la très réactionnaire baronne Orczy ne s’est pas contenté de raconter les aventures de ce diable de contre-révolutionnaire de Mouron Rouge mais qu’elle a commis aussi quelques romans policiers, dont Lady Molly of Scotland Yard premier roman à présenter une femme détective comme personnage principal.
Longtemps, je me suis attardé sur la présentation, sous verre, de la production littéraire de Didier Daeninckx : il y avait là une série impressionnante de tous ses romans en édition originale, pas mal de ses nouvelles, articles, sans oublier des traductions en letton, japonais, allemand, italien, espagnol, savante et complète compilation due à l’expert Pierre Seguelas. Un repas le samedi soir a permis à certains de briller à l’occasion d’un quizz-polar sur les musiques de film proposées par Claude : la table où je m’honorais d’être présent a en effet été des plus performantes, grâce notamment à un auteur girondin dont je tairais le nom- sa modestie en souffrirait - et très secondairement grâce à moi.
Christophe Dupuis proposait les livres de sa librairie et un photographe professionnel tirait des portraits façon photos d’identité judiciaire de qui le souhaitait. Je m’y suis risqué comme bien d’autres et suis parti ensuite dans un coin contempler mon portrait “noir de barbe et de sang, hirsute, menaçant”, comme dit le poète.
J’ai eu aussi des échanges informels avec un des fondateurs des éditions Encrage, venu en voisin de sa retraite du Limousin. On a parlé du travail formidable de cette maison d’édition, et j’ai dit mon sentiment personnel sur “Nous avons les mains rouges” roman sur la Résistance de Jean Meckert, qu’Encrage réédita en 1993. En off du festival, Pierre Schuller m’a livré quelques commentaires denses sur “ la supplique pour être enterré sur la plage de Sète”, ce chef-d’œuvre de Tonton Georges. Je ne voudrais pas terminer sur cette note-là, donc plutôt celle-ci: ce festival fut un très agréable moment de convivialité polardeuse. (source liste 813)
 
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