Accueil Notre histoire 4. La fin d'une époque ?
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813 fut créé par le festival de Reims, pour le festival de Reims.
L’association l’organise en partenariat avec les organismes municipaux. Mais depuis quelques temps des différents sur la gestion du festival se font jour entre la municipalité et 813, Jacques Baudou a déjà quitté l’association. C’est avec les "aventures" du dernier festival de Reims (le 8ème du nom qui se déroule du 30 octobre au 2 novembre 1986) que le divorce est consommé. Baudou quittant les relations publiques du festival, la municipalité tente une OPA facile sur un festival créé de toutes pièces par la maison de la Culture et l’association 813, pourtant pour beaucoup dans la renommée du festival. L’ambiance est au plus bas et les organisateurs n’ont d’yeux que pour les célébrités et se moquent des adhérents venus à leur frais et des auteurs. Le festival se transforme en une vaste entreprise médiatique en l’honneur du champagne, la municipalité utilisant la couverture de 813 et son travail d’organisation tout en l’ignorant "royalement" … Le festival n’est plus qu’une entreprise de publicité et le budget ne sert que des invités aussi mondains qu’éloignés des préoccupations du polar. L’Assemblée générale de 813 est l’occasion d’un grand déballage de toutes les rancoeurs amassées depuis des années, et 813 déclare ne plus vouloir d’une ville qui ne veut pas d’elle. C’est décidé, Reims c’est fini. 813 emmènera dans ses bagages le festival car c’était bien l’association qui « faisait » le festival, c’était l’Assemblée générale d’une association regroupant la majorité de ceux qui font le roman policier qui donnait à ces quelques jours leur raison d’exister, le reste n’étant, finalement, que littérature.
Parallèlement 813 se dote d’un outil de diffusion en transformant le bulletin éponyme de liaison de l’association en une revue régulière, trimestrielle, qui devient un outil de communication externe pour oeuvrer à la diffusion du roman policier. Ainsi naît le format actuel de la revue qui conquiert une nouvelle indépendance en devenant un media à part entière qui dépasse le seul cadre de l’association, comme le prouvent ses tirages actuels largement supérieurs au nombre des adhérents. Ces deux tournants préfigurent t’ils une nouvelle association ou ne sont-ils qu’une crise de croissance ? En tout cas, ils sont le parfait exemple que 813 acquiert une toute autre envergure : elle devient assez forte pour soutenir une revue régulière, et assez ambitieuse pour s’impliquer dans des projets aussi formidables que risqués, Grenoble par exemple… |
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