Le groupe BPCE jouit l’impressionnante demande de crédits

La banque dévoile un résultat net en progression de 11,2%, à 3,2 milliards d’euros. Le groupe va encore diminuer ses coûts et n’écarte pas l’idée de réaliser des fusions de caisses.

Pendant que les marchés se questionnent sur la santé du secteur bancaire européen, le groupe BPCE qui conglomère les Caisses d’Épargne et les Banques Populaires a essayé de fournir mercredi soir des preuves de sa bonne santé. Boostée par l’importante demande de crédit du côté des ménages et des entreprises et par sa banque de financement et d’investissement Natixis, le groupe a diffusé un produit net bancaire en hausse de 4,5%, à 23,8 milliards d’euros pour 2015.

Nous nous approchons des objectifs

Le groupe enregistre également un résultat net également en hausse de 11,6%, à 3,2 milliards d’euros sur un an. « Cela dépasse nos prévisions. Nous nous rapprochons déjà de l’objectif de revenus que nous avions prévus pour nos métiers cœur en 2017 », s’est apprécié François Pérol, président du directoire de BPCE. Il indique que la stabilité financière du groupe s’est consolidée de 120 points de base en 2015.Son ratio de fonds propres « durs » d’après Bâle III est désormais évalué à 13, 2 %.

De façon précise, BPCE a bénéficié de l’impressionnante demande de crédit dans une situation de taux fluctuants et de la croissance de ses métiers d’assurance. Les Caisses d’Épargne et les Banques Populaires ont constaté que leurs encours de prêts ont évolué respectivement de 5 % et 3,1 %. En augmentation de 17 % dans les Caisses d’Épargne et de 16% dans les Banques Populaires, la production de crédits à la consommation a été notamment dynamique.

Cependant, le groupe est impacté par les effets étouffants de la politique monétaire de la BCE sur ses marges.