Primaire à droite: le débat des sept frères ennemis!

Lors du débat pour la primaire de droite et du centre, les sept candidats en lice, ont essayé de faire des propositions différentes mais également communes ou qui se ressemblaient. Ceux-ci sont arrivés à une seule conclusion : il faut baisser la dépense publique, ils veulent également faire une cure d’amaigrissement dans le milieu des fonctionnaires.

Alain Juppé, François Fillon, Nathalie Kosciuko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, la révélation du débat, Jean-Frédéric Poisson et Bruno Le Maire se sont tous livrés à cet exercice qui était toutefois risqué pour les favoris. Ils ont chacun présenté leur stratégie pour diminuer la dépense publique. Et l’une des principales propositions était celle de réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires.

Plus perçant, François Fillon a expliqué qu’il a voudrait réduire le nombre d’emplois (600) dans la fonction publique si jamais il devenait Président de la République. Mais cette proposition a été aussitôt balayée par Alain Juppé par un « Nous n’y arriverons pas ».

Au contraire, l’ex Premier ministre, a proposé de réduire le nombre de fonctionnaires par la suppression de 250 000 et 300 000 emplois. Un nombre qui se rapproche de celui proposé par l’ancien Président, Nicolas Sarkozy également candidat. « Pendant les cinq ans du mandat nous allons supprimer 150 000 postes dans la fonction publique, 150 000 postes dans la fonction publique territoriale.

Concernant la fonction d’État, nous allons réutiliser la même recette que celle utilisée quand j’étais Président, je ne vais exempter que le ministère des forces de sécurité et de la Défense », a détaillé Nicolas Sarkozy. Il y aura un nombre réduit de fonctionnaires, mais leur temps de travail sera rallongé surtout pour les enseignants qui devront travailler pendant 37 heures, « 37 heures qui seront payées ».

« Je ne souhaite pas supprimer les emplois physiques ! »

Se présentant comme le candidat du « renouveau », Bruno Le Maire s’aligne sur les mêmes propositions que celles proposées par François Fillon et désirerait diminuer de 500 000 le nombre de fonctionnaires. Une façon pour lui de s’expliquer. « Je ne souhaite pas supprimer des postes physiques dans le milieu des fonctionnaires je suis plutôt, calme. Il faut voir par cette proposition, mon vœu de diminuer la dépense publique »

Quant à NKM elle a proposé de réduire plusieurs missions qu’elle considère inutiles  et la majorité d’entre elles ne sont pas souveraines. Elle s’est par exemple penchée sur le cas des enseignants en déclarant « Il n’est pas obligatoire de faire partie de la fonction publique pour être enseignant » lance-t-elle.

Copé promet de faire avancer la situation de la fonction publique

Le leader de la droite décomplexée, Jean-François Copé voudrait tout de même améliorer la fonction publique si jamais il est élu.